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La colonnade du Jardin aux fleurs à Kroměříž La colonnade du Jardin aux fleurs à Kroměříž

La Moravie centrale (2020)

Une région à découvrir

es immeubles de style baroque de la rue Denisova
Des immeubles de style baroque longent la rue Denisova.

Olomouc, « La Petite Prague »

Située à 200 kilomètres à l'est de Prague, la ville épiscopale d'Olomouc reste méconnue et encore peu fréquentée par les touristes. L'ancienne capitale de la Moravie possède pourtant un riche patrimoine architectural. Elle est d'ailleurs considérée comme la deuxième plus belle ville de la République tchèque après Prague.

Le centre historique d'Olomouc a conservé son plan médiéval. Il est agréable de parcourir ses rues pavées, bordées par des immeubles de style baroque, qui convergent vers la place centrale, Horní náměstí. Lors de notre passage en août 2020, l'hôtel de ville, l'édifice le plus important de la place centrale, était en restauration.

Un peu plus au sud, se trouve la place basse, Dolní náměstí. A l'est, un vaste parc comprend un jardin botanique, un musée scientifique et le musée de la forteresse. Ce lieu retrace l’histoire militaire de la ville d’Olomouc.

Le centre historique d’Olomouc est relativement étendu et bien préservé. L'hôtel de ville, qui domine la place Horní náměstí, accueille la deuxième horloge astronomique du pays.

Olomouc était un centre fortifié important de la Moravie au Moyen Age. Quelques vestiges des fortifications médiévales de l'ancienne cité royale peuvent encore être observés dans le parc Bezruč.

Les fortifications d'Olomouc étaient en très mauvais état au début du XVIIe siècle. En 1642, pendant la guerre de Trente Ans, Olomouc fut conquise par les Suédois, qui entreprirent aussitôt de réparer les fortifications d'origine et ont construit des bastions. Jusqu'en 1650, la ville est en partie reconstruite dans le style baroque. Reconquise par les armées impériales, la ville fut alors dotée de fortifications par l'impératrice Marie-Thérèse, reine de Bohême et de Hongrie.

En 1655, une forteresse baroque fut progressivement élevée et sa construction complétée par des fortifications érigées entre les années 1742-1756. Une seule porte de la forteresse a été conservée. Datée de 1752-1753, sa conception architecturale s'inspire de l'arc de triomphe romain.

Au milieu du XIXe siècle, les murs de bastion du centre-ville ont été complétés par une couronne de forts avancés comme le fort Křelov, le fort Radíkov, le fort XIII et le fort XVII. Cependant, comme les murs entravaient le développement ultérieur de la ville, la fonction de fortification de la ville a été abandonnée à la fin du XIXe siècle.

Le Fort XIII

Olomouc, l’ancienne capitale de la Moravie, a été protégée par la construction, au milieu du XIXe siècle, d’une couronne de plusieurs forts.

Le fort XIII Nová Ulice

Le fort XIII Nová Ulice fait partie d'une énorme couronne de forts polygonaux, unique dans toute la République tchèque, qui entoure la ville d'Olomouc.

Le fort XIII Nová Ulice

La construction du fort XIII a commencé en 1851. Le bâtiment a été construit en maçonnerie de briques et en pierre selon un plan pentagonal. Il a été achevé en 1854. Cette année-là, le fort a été équipé d'un télégraphe.

Le fort XIII Nová Ulice

En 1866, pendant la guerre prusso-autrichienne, la forteresse était équipée de 26 canons. Le site hébergeait 410 soldats. Le fort XIII n'a jamais été attaqué par l'ennemi.

Le fort XIII Nová Ulice

Au mois de mai 1945, 17 patriotes de Kožušany ont été exécutés dans le fort par les Allemands. Cet événement tragique est commémoré par une plaque commémorative sur le site de la tombe des victimes qui se trouve dans les douves du fort.

Le fort XIII Nová Ulice

Le fort XIII Nová Ulice est aujourd'hui une propriété privée. Un groupe de passionnés s'attelle à lea restaurer. L'intérieur du fort abrite un musée ouvert au public.

Outre le fort lui-même, le visiteur verra également de lourdes pièces d'équipement militaire contemporain et une maquette géante de la forteresse impériale-royale d'Olomouc.

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La cathédrale Saint-Venceslas
La façade occidentale de la cathédrale Saint-Venceslas et ses deux tours ont été reconstruites à la fin du XIXe siècle.
Le reliquaire de saint Jean Sarkander
Le reliquaire de saint Jean Sarkander qui fut canonisé par le pape Jean-Paul II en 1995.

La cathédrale d'Olomouc

La cathédrale Saint-Venceslas à Olomouc doit son nom au duc Venceslas Ier de Bohême, mort assassiné en 935. Il est considéré par l'Eglise catholique comme le saint patron de la Bohême et de la Moravie.

Les reliques de Saint-Jean Sarkander, saint-patron de la Moravie, sont déposées dans la cathédrale Saint-Venceslas d'Olomouc. Né en 1576 à Skoco, le prêtre Jean Sarkander est mort en 1620 en martyr. Il fut accusé d‘avoir mis au point l‘incursion des cosaques en Moravie, lors de son voyage en Pologne.

La construction de l'édifice religieux a commencé en 1107. Le bâtiment a été construit dans le style roman alors en vigueur dans la plus grande partie de l'Europe occidentale. L'église romane a été consacrée en 1131. La cathédrale a été entièrement reconstruite au XIIIe siècle dans le style gothique. Les piliers des nefs datent du XIIIe siècle. En 1803, la foudre a provoqué l'incendie d'une partie de la cathédrale. La façade occidentale et ses deux tours ont été reconstruites à la fin du XIXe siècle. Sur le côté sud, une troisième tour, haute d'une centaine de mètres, est le plus haut clocher de la Moravie.

Une chapelle et son autel
Une chapelle et son autel.
Le maître-autel de style néo-gothique
Le maître-autel de style néo-gothique date du XIXe siècle.
Une chapelle de la cathédrale
Une autre chapelle de la cathédrale Saint-Venceslas.

Une crypte, accessible par deux escaliers latéraux, a été aménagée sous le chœur. Une chapelle maniériste consacrée à Saint-Stanislas est accessible depuis l'une des nefs. Près de l’entrée de la chapelle, se trouvent des tombes du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

L'ameublement intérieur de la cathédrale date principalement du XIXe siècle. Il comprend notamment le maître-autel néo-gothique, les fonds baptismaux et les bancs de style baroque.

Focus

La place Horní náměstí

La colonne de la Sainte Trinité

En cours de rénovation, lors de notre passage en août 2020, l'hôtel de ville et l'horloge astronomique, que l'on peut admirer sur la place Horní náměstí, aussi appelée la place Haute, étaient masqués par des toiles en trompe l'œil.

L'hôtel de ville, dont la première construction date de 1378, a été réaménagé au début du XVIIe siècle.

Le bâtiment est flanqué d'un beffroi de 76 mètres de hauteur sur lequel figure une horloge astronomique décorée de mosaïques.

Détruite durant la Seconde Guerre mondiale, l'œuvre de Karel Svolinský fut restaurée en 1955. Chaque jour, à midi, des figurines, qui représentent douze corps de métier et non des apôtres, défilent en procession.

Trois fontaines, la fontaine de César, la fontaine d'Hercule et la fontaine Arion, ornent également la place. Celle-ci est entourée de demeures bourgeoises, dont le palais Edelmann de style Renaissance.

Haute de 35 mètres, la colonne de la Sainte-Trinité a été érigée au début du XVIIIe siècle. Elle est ornée de plusieurs superbes sculptures religieuses, œuvres du sculpteur morave Ondrej Zahner. Elle est inscrite depuis 2000 au patrimoine mondial par l'UNESCO.

L'entrée du château de Bouzov
L'entrée du château de Bouzov.
Le château de Bouzov
Des travaux de reconstruction du château de Bouzov ont été entrepris de 1895 à 1910.

Bouzov

Situé à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Olomouc, le château de Bouzov a probablement été construit à la charnière des XIIIe et XIVe siècles. Sa position dominante permettait de surveiller la route commerciale qui reliait Olomouc à la Bohême.

Un château de style gothique est construit sur la face nord dans le milieu du XVe siècle. Un autre bâtiment, érigé à la fin du XVe siècle sur la partie est, permet de relier tous les bâtiments existants pour former un château en forme de U. En 1558, le château est détruit par un incendie et son donjon s'effrondre. Il est reconstruit au début du XVIIe siècle dans un style Renaissance. En 1696, le château est vendu à l'ordre allemand des Chevaliers teutoniques.

A la fin du XIXe siècle, le dernier grand maître de l'ordre, l'archiduc Eugène (1863-1954), passionné de monuments historiques, confie la reconstruction totale du château à un professeur d'architecture de Munich. La reconstruction débute en 1895 et s'achève en 1910. Les travaux durèrent plus de quinze ans pour donner au château son apparence actuelle. L'intérieur du château est meublé par des antiquités et des œuvres d'art.

Le château de Bouzov
Le château est construit selon un plan en fer à cheval.
Deux longs ponts enjambent les douves du château
Deux longs ponts enjambent les douves du château.

Le château fut le lieu de résidence d'été d'Eugène de Habsbourg, chef de l'ordre Teutonique. L'archiduc Eugène de Habsbourg vit le jour le 21 mai 1863 au château de Židlochovice. Il devint grand maître civil de l'ordre Teutonique à l'âge de 31 ans, en 1894. Il a été le dernier grand maître civil de l'ordre Teutonique, et ce, jusqu'en 1923. L'ordre a été dissous en 1939. Durant la Seconde Guerre mondiale, le château a été réquisitionné par les nazis qui s'emparèrent d'une partie de ses collections.

Une porte d'entrée du château de Bouzov
Une porte d'entrée du château.
Porte ouvrant sur la galerie extérieure
Porte ouvrant sur la galerie extérieure.
La cour intérieure du château
La cour intérieure.

Visite du château

La salle à manger du grand maître de l'ordre est située dans l'aile est du château. Elle est meublée en partie par des meubles de style Renaissance. Des toiles des XVIIe et XVIIIe siècles sont exposées sur les murs. Deux statues en bois polychrome représentent sainte Catherine avec ses attributs, une épée et un livre, et sainte Anne. Dans l'ancien office, des calendriers du XIIIe siècle montrent des dessins des villes d'Ellingen et de Mergentheim où les chevaliers de l'ordre Teutonique avaient leurs résidences. Au-dessus de la commode, trois aquarelles du XVIIIe siècle représentent une procession funéraire.

Dans cette aile du château, l'archiduc d'Autriche aménagea des chambres et une salle de bain pour les visiteurs de l'ordre. Les chambres individuelles ont des tapisseries et des céramiques de couleurs différentes. L'aile Elisabeth comprend trois pièces attribuées au successeur élu du grand maître.

L'appartement réservé au grand maître des Chevaliers teutoniques, situé dans l'aile est, comprend trois pièces, une chambre, un bureau et une salle de réception. Les meubles ont été conçus pour le haut représentant de l'ordre et devaient symboliser sa position exclusive dans la hiérarchie de l'ordre. La chambre est meublée avec du mobilier néo-baroque. Une peau d'ours est posée sur le sol. Le portrait exposé est celui Maximilien III, devenu grand maître des Chevaliers teutoniques en 1590.

La tradition de garder les ours dans le fossé du château a été établie par l'archiduc Eugène de Habsbourg. Il a reçu les premiers ours, Mätz, Pätz et Wamba, de l'héritier du trône François-Ferdinand d'Autriche qui résidait au château de Konopiště. D'autres ours ont été apportés au château en 1961 depuis le zoo de Prague. Ils ont dû être abattus en 1964 en raison de leur agressivité et de leurs attaques contre leurs gardiens. Le bureau du grand maître est meublé avec du mobilier baroque.

L'intérieur du château

Les gardes du grand maître se retrouvaient dans la salle de chasse décorée dans le style Renaissance allemande. Sur les murs, des peintures représentent des chasseurs et des fauconniers, accompagnés de chiens et d'autres animaux. Le dessus de la cheminée est orné d'une tête de chevreuil peinte avec une croix dorée, symbole de Saint-Hubert, patron des chasseurs et des forestiers.

La salle des chevaliers est la plus grande et la plus importante du château. Elle était utilisée pour les cérémonies et les réceptions. La salle s'étend sur toute la largeur du palais nord. Le soleil doré de la voûte en berceau néo-renaissance se situe à près de neuf mètres de hauteur.

La chapelle Saint-Elisabeth
La chapelle Sainte-Elisabeth.
La salle du chapitre
La salle du chapitre est la seconde pièce du château utilisée pour les grands événements. Elle est illuminée par un grand lustre qui comprend une statue de saint Georges.

La salle du chapitre est la seconde pièce utilisée pour les grands événements. Le trône du grand maître est encadré par les sièges de ses assistants. La pièce est illuminée par un grand lustre, le plus grand du château. Une statue de saint Georges est placée en son milieu. La dimension spirituelle du lieu est soulignée par les boucliers funéraires en bois du grand maître, les tableaux des saints patrons de l'ordre et d'autres saints placés dans les alcôves des fenêtres.

La chapelle Sainte-Elisabeth a été construite dans un style néo-gothique lors de la reconstruction du château à la fin du XIXe siècle. Le seul mobilier de valeur est l'autel de style gothique daté de la fin du XVe siècle. Il comprend des éléments néogothiques dans sa partie supérieure. Au-dessus de l'autel, le retable abrite les statues de sainte Barbe, sainte Elisabeth et sainte Catherine en son milieu. Les scènes de l'Annonciation, la Nativité, le couronnement de la Vierge Marie et sa mort sont représentées sur les volets latéraux. La partie haute contient des statues de saint Georges, de la Vierge Marie et de l'Archange Michel. Les murs latéraux de la chapelle sont décorés de six pierres tombales des maîtres de l'ordre morts au cours des XIVe, XVe et XVIe siècles.

Un chandelier de la salle de chasse
Un chandelier de la salle de chasse.
Un bureau de l'appartement du grand maître
Un bureau de l'appartement du grand maître.
L'appartement du grand maître
L'appartement du grand maître est composé de trois pièces.

Les appartements de l'archiduc Eugène sont situés dans une autre aile du château. Construite au début du XVIIe siècle, par le comte Friedrich of Oppersdorff, cette partie du château fut reconstruite pour l'archiduc Eugène. L'appartement comprend une antichambre, un bureau et une chambre. Le mobilier date des XVIIe et XVIIIe siècles. Le bureau est aménagé avec des meubles en marqueterie. La chambre de l'archiduc, située dans une tour ronde, a été aménagée dans un ancien bastion construit dans la moitié du XVe siècle.

Le château d'Helfštýn
Le château d'Helfštýn est l'un des plus grands châteaux forts de la République tchèque.

Le château d'Helfštýn

Perché sur une colline boisée sur la rive gauche de la rivière Bečva, Helfštýn est l’un des plus grands châteaux forts de la République tchèque. Cette forteresse a été construite au début du XIIIe siècle pour protéger la Moravie centrale.

Le château d'Helfštýn
Le château a acquis sa forme allongée actuelle au début du XVIe siècle, lorsque le réseau de bastions a été ajouté et le système de tours et de portes a été modifié.

Le site mesure 187 mètres de long et jusqu'à 152 mètres de large. A la charnière des XIVe et XVe siècles, le château fort a été transformé en forteresse gothique. Les fortifications sont alors dotées de quatre bastions, d’une tour et d’un pont-levis. Ce site hussite important s'est opposé à la ville catholique allemande d'Olomouc au XVe siècle.

Le château a acquis sa forme allongée actuelle au début du XVIe siècle, lorsque le réseau de bastions et de quartiers extérieurs fortifiés a été ajouté et le système de tours et de portes modifié. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, un palais Renaissance et une chapelle ont été construits à l'interieur de l'enceinte du château. Des modifications importantes ont été entreprises à l'intérieur du palais au cours du XVIIe siècle.

Le château d'Helfštýn a été abandonné au cours du XVIIIe siècle. La conservation des ruines a commencé en 1911 et des recherches archéologiques approfondies ont été menées à partir de 1978.

En 2014, les ruines du palais ont dû être fermées au public en raison de graves risques de sécurité. La principale exigence de la région d’Olomouc, propriétaire du château, a été de rénover le palais tout en construisant un nouveau toit tout en préservant le bâtiment à l’état de ruine. Un cabinet d'architecture d'Olomouc a été chargé de la rénovation. Il s’est efforcé d’associer au bâtiment historique une architecture contemporaine qui se concentrerait à la fois sur l’utilisation pratique et sur l’attrait esthétique.

La tour de guet

L'une des tours des fortifications du château d'Helfštýn a été transformée en tour de guet afin de surveiller les alentours.

L'entrée de la cour de la tour de guet

Le site a résisté à un certain nombre de sièges et notamment aux attaques des Suédois et des Danois durant la guerre de Trente ans (1618-1648). Le système de fortifications comprenait quatre cours, plusieurs murs et tours, ainsi que six portes.

La tour de guet

Dans sa forme actuelle, le château a le caractère d'une vaste architecture de forteresse avec six portes, un certain nombre de tours et de bâtiments et un système de remparts.

Les escaliers intérieurs de la tour de guet

Un large escalier en bois a été posé à l'intérieur de la tour de guet afin de permettre aux visiteurs de rejoindre le haut de la tour.

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Le château de Kroměříž et ses jardins
Le château de Kroměříž et ses magnifiques jardins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
La haute tour du château de Kroměříž
Le château est dominé par une tour de 84 mètres de hauteur.

Kroměříž

Le château épiscopal de Kroměříž est la résidence d'été des évêques d'Olomouc. C'est à l'emplacement d'un château fort du XIIe siècle que fut construit un château à l'époque de la Renaissance. En 1643, durant la guerre de Trente ans (1618-1648), le château fut occupé et ruiné par les troupes suédoises.

Le château fut reconstruit au XVIIe siècle d'après les plans des architectes de la cour, Filiberto Lucchese, l'un des plus importants architectes de la cour de Vienne, et Giovanni Pietro Tencalla. En 1752, un violent incendie se déclara dans la ville et détruisit de nombreuses maisons, ainsi que le second étage du château de Kroměříž.

En 1848-1849, le château accueillit l'Assemblée des Nations de l'empire d'Autriche. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes détruisirent la tour principale du château qui fut reconstruite plus tard.

La visite du château (la prise de photos ou de vidéos n'est pas autorisée, à l'exception de la salle des Congrès) débute par la salle dite de « la chasse » où 218 trophées sont accrochés aux murs. Cent vingt-cinq armes, datées du XVe au XIXe siècles, y sont également exposées. La visite se poursuit par le salon rose, longtemps utilisé pour les réceptions, et qui est meublé avec du mobilier de style rococo. Le salon du Tsar accueillit, en 1885, Alexandre II de Russie qui y rencontra l'empereur autrichien François-Joseph.

C'est dans la salle des conseils, dotée d'un mobilier baroque, que se rassembla l'Assemblée des Nations de l'empire autrichien. Lors de la Révolution de 1848, les étudiants viennois forcèrent l'empereur d'Autriche à quitter sa capitale. Il se réfugia à Brno avec la cour et une partie des ministères. Le château de Kroměříž fut choisi pour recevoir les députés et les congessistes de tout l'empire. Cette salle des conseils abrite des portraits d'anciens évêques et archevêques d'Olomouc, ville devenue siège de l'évêché à partir de 1063. Les prélats d'Olomouc recevaient leurs vassaux dans la salle des audiences. L'évêque siègeait sur un trône surmonté d'un badalquin.

La salle des Congrès, qui date de l'épiscopat Hamilton (1761-1772), est la plus vaste et aussi la plus belle du château de Kroměříž. Elle compte 22 lustres. C'est là que se tenaient les festins. C'est dans cette même salle, au décor rococo, que se tenirent les sessions du Congrès des peuples de l'Empire autrichien, du 22 novembre 1848 au 7 mars 1849. Le congrès se tenait habituellement à Vienne mais en raison de la révolution des étudiants, Kroměříž devint durant cette période la capitale des Etats. La salle des Congrès a été restaurée de 1900 à 1904.

La salle des Congrès
La salle des Congrès du château de Kroměříž a accueilli l'Assemblée des Nations de l'empire d'Autriche pendant la Révolution de 1848.
La salle des Congrès
Les murs de la salle des Congrès sont ornés de stucs délicats.

Au second étage du château, les évêques et les archevêques d'Olomouc exerçaient leurs pouvoirs temporel et spirituel dans la salle féodale. Cette institution ne disparut qu'en 1869. Cette pièce a été restaurée après l'incendie de 1752. Les murs sont recouverts d'une imitation de marbre.

La bibliothèque du château est l'une des plus importantes et plus belles de la République tchèque. Elle abrite 91 000 volumes, plus de 300 manuscrits, 160 incunables, un livre en latin de la seconde moitié du IXe siècle, 20 000 dessins et gravures, ainsi que 5 000 archives musicales. Au total, on y recence des ouvrages en 36 langues différentes. Une belle collection de globes y est également exposée. L'un d'eux représente la terre, un autre le ciel avec les étoiles. Tous deux datent du XVIIe siècle.

Au second étage du château est également présentée une très belle collection de tableaux du centre de l'Europe du XVe au XVIIIe siècle.

Une toile représentant la célébration de l'évêque Hamilton
Une toile, au centre de la salle des Congrès, représente la célébration de l'évêque Hamilton (1714-1776).
Des miroirs
De magnifiques miroirs sont accrochés aux murs de la salle des Congrès.
Le château de Kroměříž
Le château de Kroměříž est la résidence des archevêques d'Olomouc depuis le XIIIe siècle.
Le jardin aux fleurs
Le jardin a été conçu dans la seconde moitié du XVIIe siècle et s'inspire des jardins des palais de la Renaissance français, italiens, allemands et flamands.

Le Jardin aux fleurs

Le Jardin aux fleurs, aussi appelé le Jardin des plaisirs ou Lustgarten, représente une transition entre les jardins italiens de la fin de la Renaissance et les jardins baroques classiques à la française. Ce très beau jardin, situé à l'ouest du centre-ville de Kroměříž, comprend des labyrinthes et plusieurs ouvrages datés du XVIIe siècle. Il est aussi doté d'un jardin hollandais, d'un bassin, de fontaines et d'une loggia, d'une belle rotonde et aussi de serres et d'une orangeraie.

Le jardin a été conçu dans la seconde moitié du XVIIe siècle par l'évêque d'Olomouc. Il s'est inspiré des jardins des palais de la Renaissance français, italiens, allemands et flamands.

La colonnade du Jardin aux fleurs
La colonnade a été réalisée au cours du XVIIe siècle.

La colonnade, longue de 244 mètres, date du XVIIe siècle. Un escalier permet d'accéder à la partie supérieure afin d'admirer l'étendue des jardins à la française et la rotonde.

Quarante-quatre sculptures sont disséminées dans le jardin. Il comprend également un bassin avec des jets d'eau et un potager.

Le Jardin aux fleurs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le jardin aux fleurs est doté de labyrinthes
Le jardin est doté de labyrinthes, de parterres géométriques et d'une rotonde.

La rotonde

Le Jardin aux fleurs comprend une rotonde de forme octogonale, à la décoration étonnante et plutôt kitch.

Le Jardin aux fleurs

La rotonde abrite plusieurs niches dont l'aspect évoque des grottes naturelles. Certaines sont décorées avec des coquillages.

Une niche de la rotonde

Le bâtiment fut réalisé par des artistes italiens. L'ornementation en stuc est l'œuvre de Quirico Castelli et de Carlo Borsa.

A partir de 1674, Carpoforo Tencalla commença à peindre plusieurs scènes mythologiques comme l'Enlèvement d'Europe, Persée et Andromède, Hercule avec Nessos et Déjanire, Pan et Syrinx...

La voûte de la rotonde

De son côté, Michal Mandík sculpta des statues de satyres qui trouvent place dans une allégorie des quatre saisons.

Un satyre

Au milieu de la rotonde, une reproduction du pendule de Foucault est exposée. Ce dispositif expérimental a été conçu pour mettre en évidence la rotation de la Terre par rapport à un référentiel galiléen.

Des parterres géométriques sont organisés symétriquement autour de la rotonde. Ils comprennent des labyrinthes et des jardins floraux délimités par des haies basses en espalier.

Vue sur les parterres depuis la rotonde

Comme le Jardin aux fleurs, la rotonde est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

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